L’ostéothérapie tissulaire réflexe

Une méthode innovante et efficiente pour soulager les douleurs

L’ostéothérapie tissulaire réflexe (O.T.R) a été conçue et développée au début des années 2010 par Cyril Béchacq, inspiré de différentes techniques de thérapies manuelles et énergétiques (ostéopathie, méthode Niromathé, points Knapp, méthode Dorn, trigger points, énergétique traditionnelle chinoise, notamment). À ne pas confondre avec l’ostéopathie qui nécessite plusieurs années d’études et qui garde ses spécificités ! L’O.T.R est une approche à la fois douce et efficace, pour apaiser les douleurs de type névralgique, articulaire, tendineuse, ligamentaire et musculaire. Explorons ses principes, ses pratiques et ses applications.

Les principes fondamentaux de l’osthéothérapie tissulaire réflexe

1.   L’intelligence du corps comme postulat de départ

L’Ostéothérapie Tissulaire Réflexe, comme les approches de santé globale, repose sur le postulat que le corps humain possède une capacité intrinsèque à revenir à l’équilibre. Il détient une faculté à s’autoréguler et à s’autoréparer, si tant est que cette aptitude ne soit pas limitée par des obstacles, à commencer par le manque d’énergie de vie (le chi, le prâna) ou la perte de mobilité.

Les ostéothérapeutes estiment que l’organisme est doté de mécanismes naturels de rétablissement parfois entravés par des traumatismes, des tensions musculaires ou d’autres facteurs. Par le biais de techniques manuelles douces, ils cherchent à libérer ces blocages et à réunir les meilleures conditions pour favoriser la capacité du corps à retrouver son équilibre. Un réalignement avec soi-même qui permet d’améliorer le bien-être.

2.   Définition de cette thérapie manuelle et énergétique

Simple et sans risques, sans « craquage » des articulations, adaptée à tous âges, cette méthode pratiquée à la main constitue un vrai condensé d’efficacité. Construite à partir d’une synthèse efficiente de différentes techniques énergétiques et manuelles douces, cette discipline complémentaire gagne en popularité dans le domaine du confort ostéo-musculaire.

Appropriée pour un large public, car c’est une démarche douce, elle part d’une évidence : tout organe ou articulation qui ne peut librement se mouvoir est, par définition, lésé. Non invasive, elle se concentre sur les tissus mous (fascias, tendons, muscles et ligaments) : elle considère en effet que la plupart des douleurs que nous rencontrons naissent en général de la crispation de ces tissus mous. Le but de la méthode est donc de redonner de la mobilité à un système qui en manque.

La pratique s’exerce à la main, le toucher est doux, vibratoire avec une intensité variable : il rétablit l’équilibre en restaurant le mouvement. L’intention sincère et dirigée du thérapeute et la relation de cœur à cœur avec le client sont les clés pour la réussite de la séance.

3.   L’individu dans sa globalité, au cœur de cette médecine douce

Nous ne sommes pas qu’un corps physique — notre état d’être dépend aussi de notre cœur (la façon dont nous accueillons nos émotions) et de notre esprit (les pensées que nous cultivons). Les facteurs psycho-émotionnels et énergétiques, qui peuvent influencer l’état global du client, sont abordés au cours de l’entretien, en début de séance. Cela permet de l’aider à faire le lien entre le déclenchement ou l’aggravation de la douleur et un événement ou une situation particulière. Prendre conscience de la relation entre la douleur, les émotions et les pensées

À travers une gestuelle subtile et ciblée, les ostéothérapeutes visent à rétablir la mobilité et l’harmonie en prenant en compte la globalité de l’individu. Ainsi, ils cherchent aussi à identifier et à traiter la cause sous-jacente des troubles plutôt que de simplement en atténuer les symptômes. Au rythme des gestes à la fois doux et répétitifs le long des méridiens, un relâchement intense opère dans le corps : l’esprit développe une nouvelle écoute des ajustements transmis par le praticien. Au cours de la séance proprement dite, le client participe pleinement au déroulement à travers des respirations profondes et des visualisations.

En fin de séance, l’osthéothérapeute apportera des conseils individualisés au client afin de l’accompagner à devenir complètement acteur du processus de retour à la mobilité et l’équilibre : exercices d’auto-correction et, selon ses compétences, conseils en hygiène alimentaire et psycho-émotionnelle.

Crédits photos – Sophia Hoff

L’ostéothérapie tissulaire réflexe : une synthèse efficiente de différentes techniques manuelles et énergétiques

En naturopathie vitaliste, l’ostéothérapie tissulaire réflexe pourrait être classée dans les techniques dite de chirologie (art de la main), magnétologie et réflexologie. Voyons ici quelques-unes des disciplines dont s’est inspiré Cyril Béchacq pour développer l’ostéothérapie tissulaire réflexe.

1.   La méthode Dorn : muscles et articulations

Dieter Dorn décède en 2011, après avoir transmis son savoir à travers une méthode particulière. Elle combine une action musculaire et articulaire. Il part de la nécessité pour le corps d’être redressé. Chaque petit décalage entre deux vertèbres, articulations ou de longueur de jambe doit être travaillé, car il peut être à l’origine de douleurs neuromusculaires. Par des pressions douces sur les zones à rectifier, il effectue des corrections, aidé par le client qui réalise certains mouvements en même temps. À la suite de la séance, ce dernier devra pratiquer au quotidien certains exercices afin de maintenir la mobilité retrouvée. Ainsi, la méthode Dorn améliore les subluxations articulaires et la souplesse du corps, tout en replaçant le client au centre de la gestion de la douleur.

Ces principes sont utilisés en OTR pour observer, en début de séance, la posture globale de l’individu, et apporter les premières corrections en douceur, sans « craquage » (longueur de jambes, positionnement du bassin).

2.   La méthode Niromathé

C’est un toucher doux, qui agit par vibration sur le tissu conjonctif en l’associant à une traction cutanée. Il permet de véhiculer des informations réflexes pour dénouer les crispations et soutenir le corps vers un retour à l’équilibre physique et émotionnel. En agissant sur des spasmes et crispations des tissus mous (fascias, tendons, muscles et ligaments), cette méthode redonne de la mobilité aux organes, muscles et articulations. Son efficacité repose sur plusieurs principes :

  • Un toucher précis et vibratoire 
  • Un toucher polarisé (les deux mains en contact avec le corps pour favoriser l’influx énergétique)
  • Un toucher qui suit des trajets clés de l’énergie et du système articulaire

C’est le geste clé d’une séance d’OTR, répété le long du trajet de la douleur. Appelé aussi la « gâchette », il procure une sensation immédiate de détente et de lâcher prise (et souvent le besoin de faire une bonne sieste).

3.    Les Points Knapp : dénouer les nœuds « muets » à l’origine de la douleur qui a conduit à la consultation

Du nom de sa conceptrice, Gëorgia Knapp (1866-1946), cette technique traite une large gamme de problématiques. Elle consiste à masser certaines zones musculaires (18 points principaux et 15 points secondaires), pour relancer la circulation de l’énergie vitale dans le corps. Ces points, interconnectés et stimulés, apportent relaxation et détente à tout l’organisme.

Pratiquée pour diminuer les douleurs musculaires et vertébrales, elle agit pareillement sur la circulation sanguine et renforce le système immunitaire. Si cette méthode permet de réduire les tensions, la thérapeute recommandait parallèlement une modification de l’alimentation et du mode de vie. Par ailleurs, cette pratique peut être exercée en autocorrection.

Au cours d’une séance d’ostéothérapie tissulaire réflexe, la technique des points Knapp sera réservée à certaines zones spécifiques, également connues comme « points Trigger ». Ce sont des tensions « dormantes » particulièrement douloureuses au toucher. Elles se révèlent souvent au cours de la séance, et expliquent en partie l’origine des douleurs pour lesquelles le client consulte. Une fois ces points « muets » détectés et désactivés, le retour à l’équilibre est facilité.

4.   L’énergétique traditionnelle chinoise

Parmi les cadres de référence de l’ostéothérapie tissulaire réflexe, nous pouvons citer certains principes de l’Énergétique Traditionnelle Chinoise : selon la localisation l’intensité, le caractère diurne ou nocturne de la souffrance, les passes manuelles et énergétiques s’adapteront en fonction des trajets de la douleur et des méridiens (points Mu sur le devant du corps, points Shu le long de la colonne vertébrale, traits tirés sur les zones Yin).

Les applications de l’Ostéothérapie Tissulaire Réflexe

Troubles mécaniques et psychosomatiques, douleurs chroniques, difficulté à évacuer le stress, anxiété, sommeil perturbé, fatigue chronique… l’OTR relie le physique et l’inconscient pour favoriser le retour à l’équilibre.

1.   Son action sur les problématiques physiques

Elle permet de redonner de la mobilité pour toutes les problématiques de douleurs et de blocage musculaire, articulaire, névralgique et tendineux, que ce soit au niveau du bassin, des membres inférieurs et supérieurs.  

Elle peut également soutenir le confort digestif, uro-génital, respiratoire en restituant espace et souplesse aux organes de ces systèmes.

2.   Son action sur les émotions

Concernant les aspects énergétiques et émotionnels, ils ne sont pas laissés en reste. Fondements inconscients d’innombrables dysfonctionnements, l’ostéothérapie tissulaire réflexe s’attache à les traquer. Ainsi, elle peut dénouer des tensions anciennes, réduire le stress, l’anxiété et les phobies. Les tensions emmagasinées dans l’organisme sont libérées, favorisant alors la circulation de l’énergie vitale.

Bref, elle traite votre physique, mais pas que ! Car certaines structures de notre être ont la mémoire longue : le corps se chargera de les exprimer si le patient ne parvient pas à les verbaliser et à les évacuer. Ainsi, c’est bien plus qu’une douleur qui est apaisée, mais une personne entière avec ses blessures et ses mémoires accumulées.

3.   Le déroulé de la séance

L’ostéothérapeute n’effectue pas de diagnostic (pour tout diagnostic, consulter un professionnel de santé !). Il commencera par discuter avec vous pour comprendre votre douleur (ancienneté, intensité, aggravation au repos ou au mouvement). Grâce à des techniques précises et douces, il observera votre posture générale et vous donnera des conseils pour éventuellement la corriger. Enfin, il posera ses mains sur votre peau, et effectuera des passes manuelles et énergétiques en considérant les trajets et points clé de votre douleur. L’intensité pourra varier, mais l’intention sera toujours la douceur, la fermeté et la précision. Cela constitue l’aspect manuel du traitement. Ces pressions permettent au corps de se libérer de ses tensions tissulaires et de retrouver l’équilibre. Quelques chatouilles ou débordements émotionnels sont les seuls risques à envisager !

Une séance dure environ une heure. Dans 80 % des cas, une à trois rencontres suffisent pour la disparition totale de la douleur. Les individus traités sentent une amélioration dès l’issue de la première séance. Dans 10 % des cas, un effet rebond peut être ressenti dans les 24 heures suivant la séance. Des conseils personnalisés compléteront la pratique. 

Souvent, la douleur représente la partie émergée de l’iceberg. Une action en profondeur s’inscrit dans le processus de retour à l’équilibre global. L’ostéothérapie tissulaire réflexe, cette thérapie multiple et manuelle confirme ma confiance dans la capacité du corps à s’autoréguler, pour peu qu’on le place en de bonnes dispositions. Riche de l’enseignement de Cyril Bechacq reçu en 2021, et forte de mon expérience de naturopathe, je constate l’efficience de cette méthode pour améliorer le bien-être ostéo-musculaire, psycho-émotionnel et énergétique des individus. Elle propose une gamme variée d’applications, traitant à la fois les aspects physiques et psycho-émotionnels. Ainsi, l’ostéothérapie tissulaire réflexe offre une perspective prometteuse pour ceux qui sont en quête d’approches de mieux-être au naturel.

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